Journée mondiale du froid : « le froid permet d’augmenter la durée de vie des produits »

L’association des professionnels et acteurs du froid et de la climatisation (APFC) a animé un point de presse sous le thème « le froid pour le développement socio-économique de l’Afrique » ce lundi 24 juin 2019 à Ouagadougou. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la journée mondiale du froid (JMF) à la promotion d’une politique du froid et aussi à la lutte contre le réchauffement climatique.

C’est une occasion pour les professionnels et acteurs du froid et de la climatisation de sensibiliser le public sur l’importance des technologies du froid dans la vie quotidienne et dans le développement socio-économique.

« Le froid étant essentiellement une question de température, il semblait tout naturel de célébrer cette journée », dit Elie Ouédraogo, le président de l’APFC.

Toujours selon Elie Ouédraogo, le froid est présent dans la vie quotidienne de chacun d’entre nous ; à la maison, dans les voitures, au bureau etc. mais au-delà de la satisfaction de ces besoins, explique-t-il, le froid représente un enjeu économique à l’échelle mondiale et de développement pour les pays du sud.

Les chiffres ont montré que les pertes en produits sont d’origine animale et les racines représentent respectivement 25-30% et 40-50% dans les pays en développement. Le président a estimé que le froid peut contribuer à combattre le problème alimentaire, si la population arrivait à conserver convenablement les produits agricoles, les légumes et fruits. Tout cela aurait pu être conservé pour être mis sur le marché durant toute l’année.

Pour lui, ces pertes réduisent les bénéfices des commerçants et fragilisent l’économie des foyers qui tirent l’essentiel de leurs revenus de la production. Le bourgmestre d l’APFC, a indiqué que « le froid permet d’augmenter la durée de vie des produits agricoles entre leur récolté et leur consommation en évitant les pertes, mais aussi de rapprocher les distances entre les lieux de production et de consommation, de manière à rendre économiquement viables des filières de production ».

La mise en place d’une chaîne du froid, dit-il, permettra aussi de rendre possible les quatre dimensions de la sécurité alimentaire dont la disponibilité alimentaire, l’accès à la nourriture, la stabilité de l’approvisionnement et l’utilisation d’aliments sûrs et sains.

« Il faut savoir que le froid représente 18% de la consommation électrique mondiale, 50 à 80% de la consommation électrique des bâtiments climatisés dans notre pays et une part importante de nos factures d’électricité. Le froid pèse donc sur les budgets publics et familiaux », a fait savoir Elie Ouédraogo.

A noter que l’association des professionnels et acteurs du froid et de la climatisation (APFC) est une association qui regroupe environ 120 membres répartis sur l’ensemble du pays. Elle est ouverte à tous les professionnels et acteurs intervenant dans le domaine du froid et de la climatisation et dans les domaines connexes.

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